6 astuces pour devenir un rédacteur web éco-responsable

rédacteur web éco-responsable

Rédaction web et éco-responsabilité :
l’impact environnemental du contenu numérique

Rédacteur web éco-responsable, vraiment ?

Oui, tu as bien lu. On ne parle pas ici de remplacer tes stylos par des crayons recyclés. Mais bel et bien de l’impact écologique que ton métier de rédacteur web peut avoir sur la planète. Et donc comment tu peux devenir un rédacteur web éco-responsable !

On le sait, Internet semble être une espèce d’univers infini. Mais derrière chaque page web, chaque fichier téléchargé, chaque image trop lourde, il y a des serveurs qui tournent, des data centers qui bouffent de l’énergie, et une empreinte carbone qui explose.

L’objectif de cet article ? Voir comment, toi, humble rédacteur web, tu peux réduire ton empreinte écologique tout en continuant de produire du contenu de qualité. Pas besoin de devenir un moine digital, juste quelques bonnes pratiques à adopter.

Le web consomme énormément d’énergie.
Et oui, ce fameux « nuage » (ou cloud), où toutes nos données sont stockées, n’a rien de vaporeux ou léger. Ce sont d’immenses data centers remplis de machines qui fonctionnent non-stop. Selon le rapport « Climate Crisis: The Role of Digital Technology », publié en 2019, le secteur numérique représentait environ 4% des émissions mondiales de CO2 . Et ce chiffre ne cesse d’augmenter. Si on ne fait rien, Internet pourrait, à lui seul, consommer 20% de l’électricité mondiale d’ici 2030. Flippant, non ?

En tant que rédacteur web, tu te dis peut-être que ce n’est pas ton problème. Après tout, tu écris des mots, tu optimises des textes, tu crées du contenu, mais tu ne fais pas tourner de serveurs géants, si ?
Et pourtant ! Chaque texte que tu rédiges, chaque contenu que tu publies, contribue à la charge globale du web. Chaque kilo-octet compte.

C’est là qu’intervient une nouvelle façon de penser ton métier : l’éco-responsabilité numérique. Tout comme on adopte des gestes écolos dans la vie quotidienne – trier ses déchets, réduire sa consommation d’énergie, acheter local – il est possible d’appliquer des principes similaires à la création de contenu en ligne.

Dans cet article, on va explorer comment tu peux, en tant que rédacteur web, adopter des pratiques plus écolos.

1. La taille des images : ton premier levier

Tu penses que tes superbes photos HD sur ton blog sont innocentes ? Non, elles ne le sont pas.
Plus une image est lourde, plus elle demande de l’énergie pour être chargée, stockée, puis rechargée à chaque consultation.

La solution ? Alléger tout ça !
Personnellement j’aime bien utiliser Squoosh, un outil d’optimisation d’images développé par Google. Tu peux aussi utiliser des outils comme TinyPNG ou ImageOptim pour compresser tes images avant de les uploader. Tu perds un peu en qualité mais rien de dramatique pour le web. En revanche, tu gagnes en rapidité et en impact environnemental. Et ça, c’est bon pour ton SEO aussi !

2. Un design minimaliste

Si tu bosses sur un site web ou que tu fais du consulting pour un client, parle-lui de minimalisme. Non, ce n’est pas juste une tendance de design ou de lifestyle à la mode. C’est surtout une façon d’alléger les pages web. Car chaque page web que tu visites, chaque article que tu lis et chaque image que tu charges, a un coût en termes d’énergie. Derrière tout ça, il y a des serveurs qui tournent à plein régime, des données qui transitent à travers des réseaux, et consomme de l’énergie.


Plus une page est lourde – c’est-à-dire pleine de vidéos, d’images HD, de widgets inutiles ou de codes complexes – plus elle demande d’énergie à charger, et donc plus elle contribue à l’empreinte carbone globale d’Internet.

Alors tu te demandes peut-être : « Ok, mais je suis rédacteur web, pas designer. C’est vraiment mon problème ? » Eh bien oui ! Même si tu ne crées pas les sites web de tes clients, tu as un impact direct sur le poids et la performance des pages via les contenus que tu produis. Chaque élément que tu intègres dans ton texte – images, vidéos, infographies, etc. – joue un rôle dans le temps de chargement de la page et l’énergie qu’elle va consommer.

Un bon exemple : au lieu d’insérer des images ou des vidéos à la pelle juste pour illustrer tes articles, pose-toi la question de leur pertinence. Est-ce vraiment nécessaire d’avoir trois images sur la même page ? Une vidéo en autoplay ? Chaque élément doit avoir une vraie utilité, sinon il devient une charge inutile pour le site, et pour l’environnement.

Retiens donc qu’un site allégé, c’est un site qui pollue moins. Et tu connais la chanson ? Google adore ça ! Un temps de chargement plus rapide, ça te fait gagner des points côté SEO. On fait d’une pierre deux coups !

3. Les hébergements web écolo : vrai ou bullshit ?

Alors là, c’est un terrain glissant. Mais oui, il existe des hébergeurs web qui se disent « verts », en promettant d’alimenter leurs data centers avec des énergies renouvelables. Ça peut être un premier pas vers une empreinte plus faible pour ton site ou ceux de tes clients.

Quelques exemples ? Infomaniak en Suisse, qui a un bilan carbone proche de zéro, ou PlanetHoster. Ça ne va pas sauver la planète à coup sûr, mais c’est une initiative intéressante pour réduire l’impact des sites que tu gères.

4. Écrire moins, mais mieux : l’art du contenu durable

C’est quoi, le contenu durable ?

Le contenu durable, ou « evergreen », c’est tout simplement du contenu qui ne vieillit pas. Contrairement aux articles d’actu qui sont bons pour une journée et sont vite relégués aux oubliettes. Le contenu evergreen reste pertinent pendant des mois, voire des années. Ce sont des articles qui continuent de générer du trafic sur ton site longtemps après leur publication. J’ai écrit un article à ce sujet 👉🏼 ici

Par exemple : un guide pratique sur « comment optimiser son SEO en 2024 » sera utile pendant un moment (au moins jusqu’à la prochaine grosse mise à jour de Google), tandis qu’un article sur « les tendances de la semaine dernière » n’aura plus vraiment d’intérêt dans quelques jours. Tu vois la différence ?

Pourquoi c’est mieux pour toi et pour la planète ?

Déjà, sur le plan productivité, ça te fait gagner un temps fou. Plutôt que de te casser la tête à pondre du contenu constamment, tu crées une belle base d’articles solides et intemporels. Des articles qui continuent de bosser pour toi pendant que tu passes à autre chose.

Sur le plan écologique, ça a aussi un impact. Plus tu produis du contenu jetable, plus tu sollicites les serveurs pour publier, indexer, mettre à jour, etc. Bref, tu fais chauffer les data centers. En te concentrant sur des articles plus durables, tu réduis la fréquence des publications, des mises à jour et des requêtes.

Conclusion : retiens simplement que moins tu fais de publications = moins d’énergie sera consommée.

6. La recherche vocale, futur écolo ?

« Ok Google », « Alexa trouve-moi une recette de cookies » etc. De nos smartphones à nos enceintes connectées, voire nos montres, ces assistants vocaux se glissent partout ! Au-delà de l’aspect cool et pratique, la recherche vocale pourrait aussi devenir une piste intéressante pour l’éco-responsabilité du contenu. Comment ça ?

👉 En optimisant ton contenu pour la recherche vocale, tu simplifies les requêtes. Tu contribues également à une expérience utilisateur plus fluide et plus rapide.

Quand tu tapes une requête sur Google, tu passes souvent par plusieurs étapes. Tu fais une recherche, tu cliques sur un lien, puis sur un autre, tu reviens en arrière parce que le premier résultat n’était pas ouf…
Bref, c’est un petit parcours qui consomme du temps et surtout de l’énergie.
Chaque requête nécessite l’activation de serveurs et, à chaque clic, on interagit avec ces data centers qui fonctionnent à plein régime.

La recherche vocale, elle, peut être plus directe et efficace. Si ton contenu est bien optimisé pour la recherche vocale, l’utilisateur obtient sa réponse plus rapidement et avec moins de clics.
Par exemple, au lieu de taper « meilleur resto sushi à Paris 2024 », il suffit de demander à son assistant vocal, de te donner direct le bon resto recommandé par Google en fonction de ta position.

Résultat : moins de recherches et moins d’énergie consommée.

Alors, puis-je devenir un rédacteur web éco-responsable?

Oui être écolo en tant que rédacteur web, c’est possible (et même assez simple).

Le web, c’est une immense machine qui tourne à plein régime 24h/24, 7j/7. Chaque requête, chaque page chargée, chaque vidéo lue consomme de l’énergie, et cette énergie a un coût environnemental. En tant que rédacteur web, on pourrait croire que notre travail se limite à trouver les bons mots, à optimiser pour Google, et à rendre nos clients heureux. Mais en réalité, on a un pouvoir bien plus grand que ça : celui de faire évoluer le web dans une direction plus responsable et plus durable.

On ne va pas sauver la planète juste avec un article SEO-friendly ou un site web allégé. Mais chaque petit geste compte. Alors, que ce soit à travers la réduction de la taille des fichiers, l’utilisation d’hébergeurs verts ou la création de contenu evergreen, tu as des leviers à ta portée pour rendre ton activité un peu plus respectueuse de l’environnement.

Et ce qui est génial, c’est que cette approche est gagnante sur tous les fronts : en plus d’être plus écolo, ça t’aide à travailler plus efficacement. Tu te concentres sur ce qui compte vraiment et tu produis des contenus plus pertinents et mieux optimisés.

Finalement, écrire de façon éco-responsable, c’est un peu comme passer au zéro déchet dans ta cuisine ou privilégier le vélo plutôt que la voiture. Ce sont des petites actions individuelles, qui, cumulées, peuvent vraiment faire la différence. Alors pourquoi ne pas prendre le virage ?

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